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Les chroniques de Bernardo Frank: |
 Bernardo Frank baigne dans l'irrationnel par : AntoineBernardo s'est réveillé trempé de sueur. Etait-ce un rêve ? Il se souvient de belles blondes en file indienne devant les toilettes. Les infra basses de la sono anéantissaient les réminiscences de ses jambes malmenées par la reprise du snow. Tac Tac Tac, se disait-il en déhanchant son corps. Tac Tac Tac, se disait-il en regardant les blondes se dégager des gogues en reniflant aux corneilles. Mais dans quel monde vit-on ?, s'angoisse-il en se redressant dans la pénombre de sa chambre.
Il se revoit avec ses lunettes fumées et sa coupe de champagne en train de virevolter au milieu des convives.
Absurde toute cette agitation autour d'une fête. Absurde ce conglomérat de seins et de postérieurs offerts à sa vision brouillée par le champagne. Bernardo n'a pas le moral. Rien de pire que des trous de mémoire pour te gâcher ton café-aspirine-citrate de bétaïne du matin. Peu à peu, la brume se dissipe dans son cerveau engourdi. Il entrevoit une main collée au cul d'une bombasse, puis le cri furieux de la propriétaire des lieux. C'est au moment de l'impact de la gifle que Bernardo conçoit le lien ténu qui existe entre la main délicatement posée sur la jupe en aluminium et son bras. 'Mierda' se dit-il en lui-même.
Tranquille, Bernardo, tranquille. Va falloir s'occuper de cette gueule de bois en tungstène appauvri. Il se dirige
posément vers le frigo et sourit pour la première fois de la journée en constatant qu'il reste une bière. Un 'chti toss' pour accompagner le houblon, 'tout problème n'a de raison d'être que par la solution qu'on lui applique', médite t'il en gagnant son canapé spécial moulage fabriqué sur mesure. Après avoir accompli son geste méditatif rituel et fumé son application micro-industrielle, Bernardo se dit que, quand même, malgré la teneur hautement gerbilatoire des infos, la vie est relativement cool.
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